Costa Blanca y del Ahazar : explorations, bidouillages et fablabs

Le vent qui devait nous pousser jusqu’à Alicante tombera finalement avec la nuit. Nous nous dirigeons vers Carthagène, et découvrons avec entrain cette superbe cité influencée par les cultures des nombreux envahisseurs méditerranéens qui ont fait son histoire !

arrivés à Carthagène!

Sur le chemin d’Alicante, le vent nous accompagne et les conditions sont bonnes pour faire tourner notre hydrogénérateur et faire quelques mesures. Malheureusement la pâle qui nous avait été offerte par le fablab EDP casse ! Imprimée en ABS, elle devrait pourtant être plus solide que les autres qui sont en PLA (ABS et PLA sont les deux plastiques les plus utilisés pour les imprimantes 3D). Il semble que les couches de plastique soient moins cohérentes avec ce matériau qu’avec celui que nous utilisons ! Qu’à cela ne tienne, notre imprimante nous permet de fabriquer une nouvelle pâle !

rupture pâle hydro ABS

En revanche, le PLA fond à plus basse température que l’ABS, et cela nous pose problème depuis Lisbonne. Un des bas de pâle de notre éolienne n’a pas résisté lorsque nous avons vissé la tige filetée qui la relie au haut de pâle. Après avoir réimprimé plusieurs fois la pâle, et réitérer le problème, c’est en introduisant de l’huile d’olive dans le filetage que nous réussissons à faire l’assemblage : cette graisse lubrifie la tige et diminue la température lors du vissage.

une pâle à l'huile d'olive

Arrivés à Alicante, nous visitons et recevons le fablab local. Il fonctionne sur un mode différent puisque c’est un fablab universitaire : destiné aux étudiants de l’université, il leur permet de mieux réaliser leurs projets, maquettes, prototypes.

fablab Alicante

Nous repartons pour Valencia, dans des conditions, disons « légères ». Juste assez de vent pour avancer, mais pas assez pour s’autoriser à mettre le moteur. Les moyennes ne sont pas fulgurantes, mais le moral est bon. Une succession de petits mouillages magnifiques nous permet de continuer nos explorations sous-marines, et de profiter des falaises de la Costa Blanca ! Un mouillage entre une falaise et une petite île sera écourté en début de soirée lorsque les vents toujours aussi imprévisibles s’inverseront. On profite de l’apéro, certes, mais on avance dès qu’il y a un souffle d’air.

mouillage au pied des falaises

Cabo de la Nao

A Valence, nous rencontrons l’équipe du Fablab, lui aussi associé à l’université, et du Hackerspace (en plein déménagement donc ils squattent les locaux des copains makers). Très bien équipé pour un petit fablab, ils ont un problème : l’université leur empêche de recevoir des étudiants dans les locaux. Un problème de sécurité certes légitime, mais un peu contradictoire après leur avoir mis un local et des machines à disposition. Comme partout, ils sont forcés de ruser pour dépasser les contraintes administratives et se concentrer sur ce qui les passionne. Entre autres, ils sont experts en photogrammétrie, cette technique qui « scan » le monde réel pour en faire des modèles 3D reproductibles par imprimante. Ainsi, ils nous montrent une reproduction de la porte de la cathédrale de Valence que nous venons de visiter : le résultat est saisissant !

fab VLC

visite fab VLC

On profite de quelques jours dans un port pas trop chers pour faire un nouveau check up en haut du mât. Il tombe à pic, car le cordage qui sert à envoyer le génois est bien abimé : une pièce métallique frotte lorsqu’on l’enroule. Nous la changeons pour une pièce plus adaptée après l’avoir « extraite » à la pince monseigneur.

drisse géois abimée

coupage oeuil génois

L’antenne de notre AIS, le système de détection des autres navires, doit être montée plus haut dans la mâture, et depuis longtemps nous cherchons une astuce pour la fixer simplement. Léo trouvera la solution, et le nouveau système semble être nettement plus efficace : nous percevons les autres navires à 12 Km, c’est 2 fois moins bien que les systèmes pro, mais 2 fois mieux qu’auparavant !

antenne AIS

targets AIS

Un nouvel équipier embarque juste avant notre départ de Valence : Pierre vient passer une semaine à bord, semaine qui va être chargée en rotations d’équipages. Pierre embarque une semaine, Léo débarque après deux mois, Aymeric et Bruna viennent naviguer un week-end, Cassandre revient pour naviguer deux mois, et Laura vient nous voir quelques jours ! Avec autant de passage de « jeunes » à bord, on a forcément l’esprit festif, mais le vent n’est pas là : on se couche très tard, et on se lève très tôt ! Les siestes commencent rapidement.

Pierrot barre

En direction de Castellon de la Plana, un phénomène météo local hostile nous attend : une brise de mer s’oppose au vent d’un orage qui vient de la terre. Les conditions parfaites pour créer des trombes marines. Les nuages en spirales nous mettent la puce à l’oreille, et nous affalons toutes les voiles à temps, et verrons une petite trombe se former après que le nuage nous soit passé dessus. Wikipédia nous rassurera : ce type de trombe n’est pas dangereux, mais juste impressionnant !

trombes et orages

1 Commentaire

  1. Menou Marie-France

    25/06/2015 10:57

    Passionnant !
    Je vous suis, merci Google , et j’apprécie de voyager grâce à vous…
    Bonne continuation… Marie-France.

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